L’ épéna 3421m-Massif de la Vanoise
samedi 10 avril 1999
Une bien belle descente et une ascencion technique. 5.3 /E4 /TD+ 450m
L’ÉPÉNA
La première descente de l’Épéna; voilà bien une réalisation qui se rapproche beaucoup de mon idéal, en matière d’aventure extrême :

Le 10 Avril 99, en compagnie du surfeur Marco Siffredi, j’ai dû ouvrir une nouvelle voie pour atteindre ce beau sommet du Parc National de la Vanoise, avant d’en réaliser la descente en ski et en surf. Les voies d’escalade existantes, trop difficiles, ne nous permettaient pas de monter là-haut avec nos engins de glisse et chaussures de slalom! Nous avons dû déployer toute notre énergie d’alpinistes pour franchir les difficultés techniques qui nous ont fait douter jusqu’au bout : pentes de glace à 55°, escalade rocheuse, rochers instables, rappel pendulaire...
Quel bonheur d’atteindre enfin le sommet, avec en plus la joie d’avoir “inventé” un bel itinéraire que personne ne soupçonnait : ce sera la voie “Pierrot-Marco”.
Ce bonheur, tous les alpinistes en rêvent et le recherchent;mais nous avons en plus de gros avantages sur eux : nos planches, qui vont nous permettre de ne pas galérer lors d’une longue et fastidieuse descente à pieds. Après le sommet, on se transforme en free-riders, à la recherche des belles courbes, des sensations de glisse, de vitesse, tout cela dans un univers vertigineux : 450 m. de vide, des pentes à 50 ° qu’il faut maîtriser parfaitement; sous nos spatules, une paroi verticale. Un jeu d’équilibre, mais aussi une confrontation avec le risque, qui nous permettent de mieux nous connaître et de se dépasser. L’aventure est toujours là, puisqu’il s’agit aussi d’une “première”, où on est toujours en proie au doute. Ce couloir sud-ouest, très esthétique, est visible depuis les remontées mécaniques de Pralognan; et pourtant personne n’avait pu le descendre avant nous. Parfois je me sens coupable de ressentir une certaine fierté, d’être un peu prétentieux. Mais qu’importe,aujourd’hui j’ai surtout la joie d’avoir pu partager une aventure qui est trop souvent solitaire. J’espère qu’après cette expérience, la passion de Marco pour la pente raide sera encore plus vive. De plus, je suis content qu’il ait découvert ce petit coin préservé des Alpes, où on a le privilège d’observer une faune et une flore protégées, dans un décor de rêve.
Le Ski Extrême, ou Ski Alpinisme (peu importe l’appellation), est surtout pour moi un excellent moyen de vivre en harmonie avec la nature, et de m’éclater dans une Aventure complète et complexe, que l’on peut même connaître
La première descente de l’Épéna; voilà bien une réalisation qui se rapproche beaucoup de mon idéal, en matière d’aventure extrême :

Le 10 Avril 99, en compagnie du surfeur Marco Siffredi, j’ai dû ouvrir une nouvelle voie pour atteindre ce beau sommet du Parc National de la Vanoise, avant d’en réaliser la descente en ski et en surf. Les voies d’escalade existantes, trop difficiles, ne nous permettaient pas de monter là-haut avec nos engins de glisse et chaussures de slalom! Nous avons dû déployer toute notre énergie d’alpinistes pour franchir les difficultés techniques qui nous ont fait douter jusqu’au bout : pentes de glace à 55°, escalade rocheuse, rochers instables, rappel pendulaire...
Quel bonheur d’atteindre enfin le sommet, avec en plus la joie d’avoir “inventé” un bel itinéraire que personne ne soupçonnait : ce sera la voie “Pierrot-Marco”.
Ce bonheur, tous les alpinistes en rêvent et le recherchent;mais nous avons en plus de gros avantages sur eux : nos planches, qui vont nous permettre de ne pas galérer lors d’une longue et fastidieuse descente à pieds. Après le sommet, on se transforme en free-riders, à la recherche des belles courbes, des sensations de glisse, de vitesse, tout cela dans un univers vertigineux : 450 m. de vide, des pentes à 50 ° qu’il faut maîtriser parfaitement; sous nos spatules, une paroi verticale. Un jeu d’équilibre, mais aussi une confrontation avec le risque, qui nous permettent de mieux nous connaître et de se dépasser. L’aventure est toujours là, puisqu’il s’agit aussi d’une “première”, où on est toujours en proie au doute. Ce couloir sud-ouest, très esthétique, est visible depuis les remontées mécaniques de Pralognan; et pourtant personne n’avait pu le descendre avant nous. Parfois je me sens coupable de ressentir une certaine fierté, d’être un peu prétentieux. Mais qu’importe,aujourd’hui j’ai surtout la joie d’avoir pu partager une aventure qui est trop souvent solitaire. J’espère qu’après cette expérience, la passion de Marco pour la pente raide sera encore plus vive. De plus, je suis content qu’il ait découvert ce petit coin préservé des Alpes, où on a le privilège d’observer une faune et une flore protégées, dans un décor de rêve.
Le Ski Extrême, ou Ski Alpinisme (peu importe l’appellation), est surtout pour moi un excellent moyen de vivre en harmonie avec la nature, et de m’éclater dans une Aventure complète et complexe, que l’on peut même connaître
Posté dans CHRONIQUES
Jeremy Janody







